Une seule chance
- Je t'aime.
Et il me sourie ce crétin en plus. Ce n'est pas trop tôt. 3 mois pour y arriver. Trois bordels de mois que j'attends ça. Tom Kaulitz tu es fini. Et je sourie à mon tour mais pas pour les mêmes raisons, à mon pauvre si tu savais ce que tu es devenu c'était déjà pas triste avant mais moi mon sourire s'étire en pensant à ce que tu vas devenir.
- J'ai couché avec ton frère.
Je dis ça le plus naturellement du monde. Désolé Bill tu n'étais pas censé intervenir mais bon il faut bien que je sacrifie quelque chose et si c'est toi et en conséquence mon groupe enfin ancien groupe préféré ce n'est pas cher payer. Il me regarde sans comprendre, il a mal je le vois bien. Je suis sur qu'il va me lâcher cette stupide phrase. Ah tient non il part. Il lui reste peut-être un semblant de fierté qu'il avait avant monsieur le coureur de jupons.
Il est parti où en fait ? Je m'approche des escaliers et m'arrête soudain, une douce mélodie parvient jusqu'à mes oreilles, mes oui ce sont bien de sanglants éclats de voix. Je parcours quelques marches et m'assieds à mi auteur pour pouvoir apprécier le spectacle sans être vue.
Pauvre Bill je m'en veux pour lui, si si j'ai un c½ur mais il me suffit de regarder ce guitariste pour me rassurer que j'aie bien fait. Moi une salope ? Vous exagérer je suis juste du genre à bien utiliser l'expression « la vengeance est un plat qui se mange froid » et effectivement il déguste le Tomichou. Je suis extrêmement rancunière j'avoue mais j'ai des circonstances atténuantes.
Sans aucun doute alerté par ce vacarme c'est un Georg endormi et un Gustav paniqué qui se joignent à cette petite réunion. En passant dans l'escalier ils furent étonnés de m'y voir. Oui j'avais l'habitude des disputes des jumeaux mais jamais comme celle là, c'est vrai que ça devait faire bizarre de me voir comme ça sans agir entrain de contempler le massacre.
Les deux G essayent tant bien que mal de les séparer et de les calmer mais ce qui leur est encore plus dur c'est de comprendre quelque chose. C'est drôle à voir. Enfin non mais je préfère rire que pleurer.
Je me rend compte que personne ne parle...pardon...ne crie plus depuis que je ris. C'est sûr ça fait tâche.
- Pourquoi tu ris ? Me demande froidement Gustav
Mes rires redoublent Tom est trop abattu pour me le demander lui-même et Bill est blesser donc miss monde est vexé. Ca n'est pas drôle non surtout pas pour moi, mon rire est éphémère je n'ai pas vraiment ris depuis l'accident, rien que d'y penser j'en ai les larmes aux yeux. Stop pas maintenant je vais pas gâcher tout ça ce soir alors que ça touche au but.
Alors je change mais plan après tout ça fera sûrement son effet aussi. Je me lève et avec le peu de calme qui me reste remonte pour aller me tapir sur le toit.
Mais c'est qu'il fait froid en Allemagne. Tant pis je ferais avec, ça ira de pair avec le vent glacial qui habite mon c½ur. Oui ce truc inutile qui fait souffrir tout aussi inutilement un bon nombre de gens. Je regarde les quelques étoiles, ça a perdu sa magie il y a tellement de pollution qu'on n'en aperçoit très peut et avec ma veine c'est des satellites. J'entends un bruit rouillé. Qui peut bien avoir envie de venir ici, ils ne doivent pas savoir que j'y suis ou alors la phase engueulade va commencer. Je ne me retourne pas et j'attends.
- Je savais que tu serais ici.
Ah bingo aucun des deux vive les surprises. Sa voix est entre coupée de sanglot. Tout ça c'est mon ½uvre mon travail mon but. Mais c'est bien je n'ai pas eu droit au traditionnel pourquoiiiiiiiiiiiiiii tu me fais ça à moiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii.
- A oui ? C'est facile c'est pas très grand.
- Non je te connais c'est tout...
- Tu me connais ? Non ça jamais personne, et puis... si tu me connaissais tu serais pas tomber dans le piège.
Silence. Je suis la meilleure y a rien a redire.
- Pourquoi ?
Ne jamais parler trop vite.
- Parce que.
- C'est pas une réponse ça.
- J'n'ai aucun compte à te rendre.
- Je crois que si.
- Oui mais ce que tu crois c'est le mensonge donc théoriquement c'est moi qu'il faut écouter.
- Seulement ici c'est pas de la théorie c'est la vie.
- Wouah Tom le philosophe bientôt chez votre marchand de journaux !
- J'ai pas envie de rire Kiara.
Et bien il a enfin prononcé mon nom et d'un ton grave en plus genre quand la petite fille a fait une grosse bêtise son papa emploie cette même voix. Je lui dis ? J'en ai pas envie et puis... non non je culpabilise pas. C'est...heu...lui dire va sûrement l'achever ... voilà c'est ça ! En même temps qui ne le serais pas dans pareil cas.
- Pourquoi un piège ? C'était un plan depuis le début ? Toi aussi t'en voulait qu'à l'argent la célébrité et...
- Je m'en fiche de tes conneries de stars ! La raison est toute autre.
- Alors explique moi.
- Je...
Je reprend mon souffle et me lance
- Parce que c'est ta faute si elle est morte c'est ta faute si je suis morte ! Elle était moi j'était elle ! Tu as couché avec oh oui t'en as bien profité. Oui toutes les filles savaient qu'avec toi c'était juste l'histoire d'une nuit et puis basta on s'appelle. Mais elle...elle savait pas. Elle, elle était pommée et avait besoin de réconfort. T'la trouvée, vous avez parler tu as proposé de la ramenée. Tu savais pas, t'avais tellement pris la grosse tête que t'a pensé qu'elle inventait tout ça comme une poupouf digne de se nom. Elle ne savait pas qui était TOM KAULITZ elle voyait juste Tom. Elle a cru être aimée et je sais qu'elle t'a raconté sa vie. Et toi tu t'es dit que l'écouter jacasser c'était la patience pour le plat consistant. T'étais con, tu l'es toujours. Le lendemain évidemment elle était seule dans cet hôtel, elle qui venait de perdre sa vie, son amour et qui désespérée avait eu l'illusion de le retrouver en toi. Et elle se s'entait abandonnée pour une deuxième fois, une deuxième fois de trop car cette fois il le faisait de son plein grés. Deux jour plus tard...elle s..sautait...elle ma meilleure amie me laissant erré dans ce monde de dingues. Depuis j'ai compris que ce Tom c'était toi et je n'ai pensé qu'à une chose la venger me venger, te faire souffrir le plus possible, te manipuler jusqu'à la moelle pour te lâcher de tout en haut...
J'ai dit ces dernières paroles dans un souffle, voilà trois mois de ma vie révélé fini accomplit. Je pleure, je pleure à en mourir, je pleure de désespoir.
- Je veux qu'on me la rende...
J'ai dit ça sans m'en rendre compte. J'en peux plus, elle a perdu son amant j'y ai perdu mon meilleur ami, elle a perdu la vie j'y ai perdu me s½ur de vie.
Et là réaction choc Tom me prend dans ses bras, je me débats, lui fou une gifle monumentale made in poupoufworld rien n'y fait il resserre son étreinte. S'il croit qu'il va s'en tirer comme ça.
- Je...je suis sincèrement désolé.
Il pleure Mister K. pleure.
- Ce n'est pas quelques sanglots qui rattraperons toute une vie.
- Je sais. Mais...tu as joué le jeu tout ce temps... ? Tu as tout simulé ?
Il croit vraiment que c'est le moment. Le pire c'est que maintenant que j'y réfléchi. Non évidement non. Comment aurais-je pu faire. J'ai ri, j'ai apprécié sincèrement, je n'ai juste pas été sincère dans mes intentions.
- Oui, bien sûr.
Il a compris. Je le vois je le sais je le sens.
- Tu aurais pu ?
- J'aurai pu t'aimer, oui, dans une autre vie mais là je ne peux pas je refuse
- Je sais que je ne peux rattraper mais te détruis pas, j'pense pas qu'elle aurait voulu.
- Tu sais quoi de ce qu'elle aurait voulu !? HEIN TU NE SAIS RIEN !
Je crie une fois de plus. Il m'attrape les poignets et me force à le suivre. Arrivé dans sa chambre il ouvre un tiroir et sort une boîte qu'il ouvra à l'aide de la clef pendue à son coup. Cette fameuse clef dont il n'a jamais voulu me révéler l'utilité. De ce coffret il sort une lettre et me la tend. Je reconnais immédiatement l'écriture, je parcours les lignes mais larmes ne peuvent plus couler, elles ont trop coulé. Je regarde Tom. Je n'y crois pas
- On ne pouvait rien faire tu sais, sa folie avait pris le dessus.
Je vois bien qu'il essaie de me consoler mais non je ne peux pas. Elle était malade et elle ne me l'a pas dit, quand je vois ça, oui cette lettre est incompréhensible, raturée, bousillée. Elle allait mourir et ça l'a rendue folle. C'est pour ça qu'elle a sauté. Mes jambes ne me portent plus je tombe. Il est là à coté de moi, je le regarde et l'embrasse. Je me lève lui adresse un dernier regard accompagné d'un sourire emplit de tristesse.
- Je t'aurais aimé.
Et je pars. Il reste derrière la porte affichant le même visage que moi. C'est la fin cette histoire et nous sommes obligés de mettre une fin aussi. Il murmure
- Dans une autre vie peut-être.
C'est fini. Je vis ma vie comme je peux vivant sans oublier mon passé mais vivant juste avec. Je lui ai appris à aimer. Il m'a appris la vérité. Nous aurions pu rester ami mais non il ne fallait pas, je n'ai plus aucun contact avec eux. Bill a pardonné à Tom, Tom a pardonné à Bill. En somme ce n'est ni joyeux ni triste c'est rentré dans l'ordre.
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